Sa valise attend toujours posée contre le mur de la chambre. "Elle devait me suivre à l’aéroport, malheureusement elle est toujours là", rigole Ophélie Ouédraogo, étudiante burkinabè coincée à Ouagadougou.
Inscrite en première année de médecine à Montpellier (sud de la France), elle aurait dû prendre l'avion ces jours-ci. Comme de nombreux étudiants du Burkina Faso, du Mali et du Niger, elle a vu ses plans bouleversés par la crise entre Paris et les juntes qui ont pris le pouvoir dans ces trois pays autrefois proches de la France.
La France a suspendu la délivrance de visas à Ouagadougou, Bamako et Niamey en invoquant des raisons de sécurité. Les étudiants prennent avec incompréhension, amertume ou résignation une...
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